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 Voyage au bout de la nuit

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Koen Zagmaister

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MessageSujet: Voyage au bout de la nuit   Lun 6 Sep - 0:47

C'est par une nuit sans lune qu'arriva Koen.
Aillant déjà prévenu de son impolitesse d'arriver à une heure si tardive, par un courrier
mentionnant son long voyage depuis la France qu'il venait de quitter, il ne s'inquiéta pas
des difficultés que rencontra sa voiture sur le chemin tortueux vers le pensionnat.

Il voyageait déjà depuis quelques jours, après son départ des montagnes suisses où il avait fait escale. Pour lui le temps c'était suspendu. Perdu dans la lecture des livres dont il avait fait le choix avant son départ, il ne leva la tête que pour constater que le soleil c'était couché et que le cocher venait de lui ouvrir la porte. Il put enrichir durant sa traversée de la Suisse sa collection de quelques oeuvres.

La veille de son arrivée à Rosenschloss, il passa la nuit dans une petite auberge à plus ou moins une journée de là. Lors du diner, qu'il pris dans la salle commune ne refusant pas à se mêler aux autochtones, il put remarqué que son cocher avait une discussion assez mouvementé mais retenue.
Ce qui l'intrigua ne fut pas le fait de l'esclandre mais qu'elle soit retenue et dites à mi-mot. Dans la salle aux poutres basses et apparente, le crépi des murs ambré par la fumée rendait l'ambiance chaleureuse. La femme de l'aubergiste qui s'affairait à son fourneau, lançait du coin de l'oeil des regards perçants entre Koen et son cocher. Le cocher, qui ne venait pas de la région, avait semble t-il du mal à comprendre ce que lui disait l'aubergiste. Koen ne compris pas grand-chose de la discussion qui venait d'avoir lieu.
Le lendemain son cocher se tenait déjà à l'avant de la voiture, quand il sortit de l'auberge. Koen fut intrigué de ce soudain empressement, cependant sans le relever par quelconque question il entra dans la voiture en observant le visage crispé du conducteur.
Le vent passant par la fenêtre ballotait les cheveux de Koen, il faisait assez bon pour une région montagnarde. De ci et de la quelques arbres bordaient la route et telle une rythmique saccadée, le nombre allait crescendo pour finalement aboutir dans une forêt d'arbres majestueux. A peine visible, le soleil perçait de ses rayons l'épaisse masse nuageuse des arbres, un ciel radieux et dégagé se laissait entre voir.
La forêt ne semblait pas avoir de fin, de part et d'autre de la voiture on ne pouvait aucun signe de clairière, seulement la route s'enfonçant de plus en plus dans cette masse verte.


Koen s'enfonça dans l'un de ses livres.


Quand il en ressortit, il fut troublé par le paysage. Combien de temps avait il voyagé ce jour, il ne le savait pas. D'ailleurs où était donc le jour, était ce déjà la nuit ? Ce n'était point possible, il n'eut vraisemblablement pas tant de temps écoulé de par sa lecture. De simple taches indiquaient la présence d'une lumière naturelle à travers les arbres. La masse verte eu tôt de se muer en un entrelacement de branches lacérant le bois des portes, comme voulant s'inviter dans le seul reste dans ventre de la voiture. Koen rangea ses effets, dans sa mallette de cuire. Le velours rouge des sièges sanguinolent de douleur sous le crissement des serres de la foret. Le battement des sabots s'emballait, à une vitesse effrénée la voiture traversait la forêt. Koen essaya de voir ce qui se passait à l'avant de la voiture, il eut du mal à sortir suffisamment pour voir le conducteur. Le cocher penché sur lui-même semblait indifférent aux branchages venant griffer son visage. Regardant droit devant lui, il semblait attirer par quelque force surhumaine, n'ayant plus possession de son enveloppe charnelle. Certain des chevaux bavaient déjà de fatigue, comme saisis de rage ils agitaient leur tête frénétiquement , l'écume blanche se rependant le long de leurs mors.
La course infernale dura longtemps, Koen cherchait frénétiquement dans sa mallette un quelconque objet de son secret. Et pendant ce temps la voiture dévalait les pentes , tournait brutalement sur des virages escarpés, les gouffre béant tendant leurs gorges où coulait des Styx acharnés à découper le ventre de leurs ôtes, les pierres roulant dans leur flots. Balloté à l'intérieur de cette machine surgit des enfers, Koen essayait tant bien que mal de trouver ce qu'il cherchait tout en restant assis correctement. La roue de la voiture heurta une pierre , et Koen fut projeté contre la porte opposée, son sac se rependit par terre, et là il remarqua un collier argenté venant de se placer à l'autre bout de la cabine. Rampant sur le sol, son menton heurta plusieurs fois le sol, s'agrippant à ce qu'il pouvait il était absorbé par un gouffre invisible l'empêchant d'atteindre son but. Une soudaine secousse le fit rouler bouler vers l'autre porte, d'un coup sec il attrapa le collier argenté, et le plaqua d'un grand geste sur sa poitrine à tel point d'en laisser une marque malgré ses vêtements.

Plus rien


Quand Koen repris connaissance, il se trouvait assis la tête appuyée sur la porte, tout était en ordre, sa mallette à côté de lui était fermée. Cependant il tenait à la main son collier. Etonné il descendit doucement, et remarqua que son cocher venait de descendre les bagages qu'il avait monté sur le parvis de l'école. Il se retourna, comme ci de rien n'était et d'un ton monocorde dit

« Ihre Majestät sont arrivé, si monsieur veut bien m'excuser »

Et aussitôt il montât d'un bon sur son siège, donna un coup sec sur les rênes et les chevaux repartir


Ses valises devant lui allait toquer à la porte quand …
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Cismihelle von Jousen

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MessageSujet: Re: Voyage au bout de la nuit   Mar 7 Sep - 21:30

Plusieurs jours étaient passés depuis la décision de ses parents. Sa sœur n’avait toujours pas été retrouvée et Cismihelle ne se montrait que plus rassurée. Après ce qu’il lui était arrivé, il était bien normal que la disparition de Lily la rassure quelque peu. Mais, cela n’empêchait pas ses quelques sursauts lorsqu’elle était surprise. Elle avait beau être sur ses gardes, cela n’empêchait pas que l’on puisse la surprendre.

Le jour du départ fut difficile pour ses parents. Ils pleuraient, ayant la sensation de perdre leur seconde fille mais, ils se rassuraient par la sécurité dont elle allait bénéficier. La jeune fille monta dans le fiacre et après quelques adieux éprouvant, il se mit en route. Cismihelle regardait ses parents et le domaine qui s’éloignait et soupira de tristesse. Lorsque la forêt les eut engloutis, elle se tourna vers sa domestique, Hilda, et le domestique chargé de leur sécurité. Deux jeunes femmes de leur rang ne pouvaient voyager seules et encore moins lorsqu’une menace pesait sur l’enfant. La domestique lui sourit gentiment avant de lui adresser quelques mots encourageants. Cismihelle lui rendit un doux sourire avant de se tourner définitivement vers la fenêtre de la voiture.

Le paysage défilait à toute vitesse et dans son esprit, la peur s’éloignait. Elle ne disparaitra pas totalement. Un reste, là tapis au fin fond de son être, pourrait très bien ressurgir un jour. Qui sait ? Alors que son esprit dérivait vers un nouvel avenir, le jour déclinait laissant place aux ombres mystérieuses et effrayantes de la forêt. Quand elle s’en rendit compte, elle se détourna rapidement de la fenêtre et se concentra sur la lampe à huile que sa domestique venait d’allumer. L’homme, quant à lui, scrutait le paysage. Espérait-il voir la fugitive ? Il avait fort peu de chance, pourtant, la veille encore, il y eu des traces du passage de Lily sous la fenêtre de Cismi. Il n’était pas exclu qu’elle essai de les suivre voir même qu’elle connaisse la destination de sa sœur.

Les jours défilaient, monotones, identiques. Cismihelle en profitait pour chanter et laisser son esprit dériver où bon lui semblait. Ils prenaient vraiment leur temps. Ses parents avaient calculés la distance et le nombre de jours qu’il lui faudrait pour arriver à destination. Ils s’étaient dit qu’ils la feraient partir plus tôt pour qu’elle puisse reposer son esprit et être dans de bonnes dispositions pour les cours.

La nuit arriva une nouvelle fois, le soleil déjà caché par les lourds nuages et la pluie drue gênaient la progression de la voiture. Les chevaux peinaient et les voyageurs étaient ballotés à droite et à gauche de façon fort désagréable. Puis arriva ces lumières tremblotantes et apparut le bâtiment du pensionnat. Il était là, majestueux, mystérieux et terrifiant. Cismihelle le regardait, fascinée. La voiture stoppa dans la magnifique cour illuminée juste par quelques torches et les lumières des fenêtres. Elle continua de contempler la bâtisse lorsque sa porte s’ouvrit. Elle sursauta puis s’attarda sur le domestique avant de descendre de la voiture. Ses délicats pieds rencontrèrent le sol et elle eut quelques difficultés à maintenir l’équilibre. L’homme la retint en même temps que sa domestique. Elle leur fit face une fois bien sur ses pieds et les remercia de sa voix discrète et chantante.


- Fraulein, vous devriez vous mettre à l’abri, nous allons nous occuper de vos affaires.

Cismihelle acquiesça et se précipita, à la suite de son « garde du corps » vers l’entrée du pensionnat. Ce dernier poussa quelque peu abruptement l’homme qui se tenait devant l’entrée et ouvrit la porte, serrant son arme à feu dans sa main, prêt à faire feu contre tout contrevenant. Cismihelle, qui avait assisté à la scène, alla directement vers l’inconnu. Elle lui sourit, gênée par l’attitude de son domestique puis elle s’inclina.


- Pardonnez son attitude Herr.


Elle se tourna vers le domestique.

- Je pense que cela devrait aller maintenant. Nous sommes loin et je doute que…


Elle trembla un peu et pâlit légèrement. Le domestique en question la regarda puis alla aider Hilda à décharger les affaires.
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Cinaed MacIntyre

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Date d'inscription : 07/09/2010

MessageSujet: Re: Voyage au bout de la nuit   Mar 7 Sep - 22:29

Sir Cinaed MacIntyre, Barronet, était assis dans la diligence qui l’emmenait au plus profond de l’Autriche. Tout le long du trajet, depuis Calais jusqu’à la gare autrichienne où il était descendu avant de prendre le véhicule, il n’avait cessé d’attirer les regards. Il faut dire que rares étaient les écossais à voyager dans les parages. Le cocher, lui, avait eu la politesse de ne pas faire le moindre commentaire. Assis dans un coin, Cinaed était accoudé à la fenêtre, regardant la pluie drue et sûrement froide qui tombait, portée par un vent violent, frappait la vitre, y coulait dans des trajets élégants. A côté de lui était posée son arme, au panier élégamment doublé de velours écarlate, et devant lui sa lourde valise. Il serrait les dents à cause de la douleur causée par sa blessure, qui l’élançait toujours par mauvais temps. Il en avait pris l’habitude chez lui, mais c’était toujours désagréable, et sa démarche s’en ressentait.
Le trajet semblait durer une éternité. Cinaed avait l’impression que plus de temps s’était écoulé dans cette voiture que lors du trajet en train qui lui avait fait traverser l’Europe. Terriblement monotone et sans personne pour lui faire la conversation. Tout ce qu’il avait, c’était le livre de Clausewitz,
De la Guerre, qu’il s’était lassé de lire pour la quatrième fois et qui avait échoué sur la banquette d’en face. Le Barronet avait donc tout loisir pour réfléchir, son regard se perdant dans le flou, se posant parfois sur sa bague portée en chevalière, signe de son appartenance au pensionnat. Il n’en avait jamais entendu parler, et cela l’étonnait encore que ses parents l’aient envoyé là plutôt qu’à Oxford ou Cambridge, où il savait avoir sa place. Bon, en fait, son aversion naturelle pour les anglais l’aurait sûrement grandement desservi, sans compter qu’il n’aurait jamais accepté de porter l’uniforme sans son kilt. Un exil était peut-être la meilleure solution après ses mots contre plusieurs nobles à Sébastopol, de plus. Restait la question du « comment avaient-ils entendu parler de Rose Blume »… Bon, peut-être un membre de la cour un peu moins malintentionné, en fait.
Finalement, au loin, des lumières apparurent dans l’ombre noire d’un château. Sûrement le but de son expédition. Et le temps qui ne semblait pas s’arranger, presque empirer. Cinaed se secoua et rassembla ses esprits, rassemblant ses affaires. Il rangea son ouvrage dans sa valise, l’entoura dans de la toile imperméabilisée. Il s’assura que sa mise était appropriée, qu’il n’arrive pas comme un noble sans le sou – ce qu’il était pour le reste de l’Europe – malgré l’heure très tardive. Il suivit ensuite du regard la forme sombre qui grandissait, dans les contreforts des Carpates. En fait, le paysage avait un certain charme, presque une nostalgie pour l’écossais. Cela lui rappelait les Lowlands, le territoire frontalier entre sa partie et l’Angleterre, durant les hivers chauds : le vent glacial, la pluie froide qui tombait à verses, masquant quelque petite forêt et, au loin, les montagnes qui s’élevaient. Cinaed était certain de pouvoir s’habituer à ce lieu, tout compte fait. Du moins, pour le moment. Les hivers rigoureux ne le gêneraient pas davantage, mais les étés brûlants typiques du climat le mettraient certainement mal à l’aise. Ça y est, il se sentait prêt pour une nouvelle vie.
La voiture entra dans la cour du pensionnat. Lugubre, un vrai nid à fantôme en fait. Elle s’arrêta et un domestique s’avança avec un parapluie. Cinaed sentit le cocher descendre et le vit faire le tour pour ouvrir la porte, laissant la place à un air glacé qui s’engouffra en une bourrasque. L’écossais se leva, fixa son épée à sa ceinture, mit son béret bleu, à pompon vert avec l'insigne des Royal Scots fixé sur un écusson en tartan sur le côté gauche, sur sa tête. Il descendit de la voiture en fouillant dans son sporran pour en sortir assez de florins pour payer le cocher, plus un généreux pourboire, tendant la monnaie à l’homme qui sortit la lourde valise. Le domestique prit le relais et porta le bagage jusque dans le pensionnat, protégeant en même temps le noble de son mieux du torrent céleste. Une fois entrés, le domestique posa la valise le temps de secouer et fermer le parapluie. Cinaed, lui, nota la présence de deux personnes. Il salua l’homme de la tête et s’avança, de sa démarche légèrement claudicante, vers la demoiselle pour lui faire un baisemain, se présentant avec un léger accent. Le domestique attendrait, la politesse l'exigeait.


« Mein Herr, meine Fraülein, permettez-moi de m’introduire. Sir Cinaed MacIntyre, Barronet. Mais appelez moi plus simplement Sir Cinaed. »
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Koen Zagmaister

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MessageSujet: Re: Voyage au bout de la nuit   Mer 15 Sep - 22:02

Un peu abasourdi par cette brusquerie, Koen allait remettre à sa place le domestique impoli,
mais la douceur fébrile de la demoiselle le calma. Après tout il est vrai qu'il ne portait pas les marques
dut à son rang - son épée et sa cape ornée - vu qu'il n'aimait point se mettre en valeur par l'ostentation
de ses attributs. Mais sa condition de noble lui interdisait de laissait cela impunie ou du moins non reconnu.
D'un geste souple et large, il dégagea la mèche qui s'était rabattue sur son visage. Laissant ainsi glisser l
e long de son poignet son rosaire en argent enroulé et traînant ses doigts de bagues ornés dans ses cheveux noirs. Une nouvelle bague d'une rose ornée venait de s'ajouter près des armorie de la famille Zagmeister.

- "Je lui pardonne volontier Meine Dame, il appartient à votre maison" dit il avec un simple sourire

C'est alors qu'arriva une autre voiture, de laquelle descendit un homme étrangement vêtu.
Son côté exotique l'intrigua. Il semblait lui avoir vu quelques personnes de ce genre, dans ... cette accoutrement.
D'un regard assez détaché, il examina des pieds à la tête le nouvel arrivant.
La première chose qui sauta au regard de Koen fut l'insigne, qui associé à l'épée ne pouvait signifier
que cette ne pouvait qu'appartenir qu'à la classe supérieur de la société.

Koen le dévisagea alors que cet étranger s'approcha de la demoiselle.
De plus, son accent rendait sont hoch deutsch presque inaudible.

Alors qu'il se concentrait sur cet homme, il vit du coin de l'oeil la Fraulein frémir.
D'un pas fluide il se rapprocha dans le cas ou son aide serait sollicitée.
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Cismihelle von Jousen

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MessageSujet: Re: Voyage au bout de la nuit   Mer 15 Sep - 23:26

Avant qu’elle ne put le remercier pour sa clémence, elle fut distraite par l’arrivée d’un jeune homme à l’accoutrement quelque peu bizarre. Elle ne remarqua pas non plus le rapprochement de Koen tant elle se demandait d’où pouvait venir une personne comme Cinaed. Elle ne put s’empêcher de le regarder avec insistance et détourna promptement le regard lorsqu’elle s’en rendit compte.

Cismihelle retira vivement sa main lorsqu’il tentait de la lui prendre pour lui faire un baisemain. Elle n’aimait guère être touchée, même effleurée et elle entrecroisa les doigts de ses mains.


- Cismihelle von Jousen, herr.
Dit-elle doucement gênée. Fille du Duc von Jousen. Elle fit la révérence timidement face aux deux hommes.

Elle jeta un timide coup d’œil à ses propres domestiques qui avaient fini de décharger la voiture. L’homme ne voyait pas d’un bon œil qu’elle parle à ces deux inconnus mais il ne fit rien. Quelques instants plus tard, ses affaires furent amenées à l’intérieur et les domestiques furent prêt à partir. Elle les rejoignit rapidement de sa démarche souple. Elle les regarda tristement. Ils échangèrent quelques mots rapide et la jeune fille frémit à nouveau, une légère lueur de peur traversant ses yeux de saphir. Ils remontèrent en voiture alors qu’elle resserrait sa cape noire autour de ses épaules et les regarda s’éloigner. Puis, elle revint auprès des deux hommes.

- Pardonnez-moi meinen herren.

Son regard inquiet ne cessait d’aller de l’un à l’autre alors qu’elle écoutait encore le bruit des chevaux de sa voiture s’éloigner et resserra encore la cape autour d’elle.

Elle se tourna vers Cinaed et hésita avant de reprendre la parole :


- Herr ? Pardonnez mon ignorance mais… Votre nom… votre, elle montra d’une main timide l’accoutrement de Cinaed, Je… Je n’ait jamais rien vu de telle… Vous venez d’où ?


Elle se sentait gênée et elle se mit à fixer le rosaire en argent enroulé autour du poignet de Koen.
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Cinaed MacIntyre

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MessageSujet: Re: Voyage au bout de la nuit   Ven 17 Sep - 14:40

Un simple sourire lorsque la demoiselle refusa son baisemain. Il pouvait y avoir des milliers d'explications, l'une étant de ne pas apprécier être touchée par des inconnus ou des étrangers. Rien de plus, rien de moins. Cinaed ne s'en formalisa pas ; après tout, il était bien mal placé pour jouer à cela ! Pas comme l'autre personne, sûrement très bien habillée et de très bonne éducation, rien à redire ! Mais certainement aussi incommensurablement plus riche. Ben ouais, ca joue, faut pas croire.
Il soutint le regard de Koen avec presque insolence, le genre de chose qu'il réserve d'habitude aux anglais. Mais bon, Cinaed n'aime pas être dévisagé avec hostilité ; avec amusement ou stupeur, oui, pas de soucis, après tout, sa tenue peut créer ce genre de réaction. Mais hostilité... C'est comme chez lui, alors décidément, l'écossais décida que pour le moment, il n'aimerait pas Koen. Et en plus, ce devait être un papiste, au vu du rosaire qu'il avait en main et avec lequel il jouait. Cinaed fit signe au domestique de se démerder pour mettre son bagage dans sa chambre, et sourit à nouveau à la question de Cismihelle. Malgré ce que pensait Koen, son allemand restait compréhensible, pas comme un français qui essayait de parler la langue de Shakespeare.


"Eh bien, moi, mon nom et mon kilt - enfin, vous pouvez dire jupe, hein, c'pareil - nous venons du royaume d'Écosse, assez loin au nord, en fait au nord de l'Angleterre. Plus précisément du comté d'Argyll, près de la mer. Et vous-même, Fraülein ? Où se trouve le duché de Jousen ?"
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Koen Zagmaister

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MessageSujet: Re: Voyage au bout de la nuit   Sam 25 Sep - 16:39

Un simple haussement de sourcil, c'est que produisit le regard de Cinead.
Vouloir, dans de telles conditions, montrer la supériorité de son rang aurais été présomptueux ... .
De ce fait Koen insista légèrement du regard avant, de se désintéresser avec dédain de cet étranger.
Son regard changea du tout au tout quand il se pause sur Cismihelle.

Cependant l'insulaire ce mit à parler, d'un tel argot, si mal construit, qu'il en fut presque une insulte à la langue alémanique.
Il ne fallait pas s'énerver pas maintenant. Koen ignora donc cette faute et se dirigea vers
les domestiques qui avaient commencé à prendre ses effets personnels, dont un l'attendait
sur le bas de la porte afin de le guider à travers le bâtiment.

"Fraulein von Jousen, Herr, veuillez bien m'excusez.
Je me dirige de ce pas vers mes appartements, bien que l'air semble assez revigorant,
il ne faudrait pas faire attendre notre hôte.
Ce fût un enchantement Fraulein que cette fortuite arriver simultané.
Herr j'espère vous revoir au travers des si nombreux couloir de ce beau château ."


Koen tourna sur ses talons et s'en alla d'un pas calme.
Il passa la porte et disparue en suivant le domestique.
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Cismihelle von Jousen

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MessageSujet: Re: Voyage au bout de la nuit   Ven 29 Oct - 10:42

Quelque chose, oui, elle sentait une quelconque hostilité entre les deux hommes et les regarda avec une certaine crainte : ils n’allaient tout de même pas se battre ?! Et l’écossais parla. Ses expressions, ses mots étaient quelque peu déstabilisants et elle ne put qu’en montrer de l’étonnement. Puis elle sourit discrètement et avant qu’elle ne réponde à sa question, Koen prit congé.

- Au plaisir de vous revoir herr.

Elle s’inclina à son départ et se tourna vers Cinaed, le fixant de ses yeux de saphir.


- Le duché de mes parents se trouve à Innsbruck herr. Un endroit délicieux où il fait bon vivre. Mais pardonnez-moi herr, je me dois de rentrer également au risque de me noyer sous cette pluie.

Elle secoua légèrement la tête, faisant bouger ses quelques mèches de cheveux mouillées. Elle s’inclina et entra précipitamment dans la pièce accompagnée d’un discret rire cristallin.
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Cinaed MacIntyre

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Date d'inscription : 07/09/2010

MessageSujet: Re: Voyage au bout de la nuit   Dim 7 Nov - 13:10

"Faites donc, je vous en prie."

Il s'inclina légèrement quand la jeune femme se déroba, et attendit quelques instants pour se diriger vers sa chambre. Son béret remis sur sa tête.
Cismihelle était une bien jolie demoiselle. Dans le style local, en tout cas, ca changeait des anglo-saxonnes. Mais bon, avec elle ca devrait aller. Le papiste, en revanche... Ouh là... Moins ils se croiseraient, mieux ca serait. Surtout que vu son âge, ce ne devait pas être un élève. Il avait juste des cours obligatoires avec lui, et ca commençait déjà à énerver l'Ecossais. Bah, autant lui laisser une chance ; soit il se montre relativement ouvert d'esprit, et ca ira sans souci, soit il se montre aussi fermé qu'un catholique, et là en revanche...
On verra, on verra...
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