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 Une arrivée...

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Katrin d'Anhalt-Dessau

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MessageSujet: Une arrivée...   Sam 21 Aoû - 13:36

Katrin avait horreur des voyages.

Et celui-ci, par ailleurs, était été particulièrement déplaisant.
Procédant par petites étapes, la princesse, une dame de compagnie, son médecin, deux servantes et leur escorte, une dizaine de gardes en uniforme, avaient tout d'abord cheminé en direction d'une station thermale. Aller aux eaux avait été recommandé par son médecin officiellement, et le but était de faire croire à tous - et surtout à ce maudit chien d'assassin - que Katrin s'y rendait. Il était connu que sa santé était fragile, et que l'on devait redoubler de délicatesse envers une femme enceinte. N'étonner personne et n'avertir personne : voilà quelle avait été la devise de leur aventure.
Il fallait qu'on puisse suivre leurs traces, du moins jusqu'à un certain point ! Et un soir, un soir, la carriole avait continué sans Katrin, s'acheminant fidèlement vers la direction choisie au départ.
Déguisée en servante, sous la protection d'une dame de compagnie grimée à son tour, d'une domestique et de son médecin, la princesse avait changé de carriole, avec les malles. Et le petit convoi, privé de la plupart de ses gardes, s'était enfin dirigée dans la bonne direction : Le domaine de Rosenschloss.
Quoi de plus innocent qu'un pensionnat prestigieux pour y cacher une souveraine enceinte ? Mais les pensées de cette dernière étaient mélancoliques et sombres. Les nausées et le manque de confort l'irritait au plus haut point ; tandis que, transie de peur pendant la nuit, la jeune fille supportait avec peine les cauchemars d'assassinat qui la hantait, la faisant crier d'angoisse à chaque somme dans lequel la jetait son état de fatigue intense. Les cahots, la poussière, le bruit perpétuel lui donnait la migraine. Mais elle n'était pas une paysanne ! Et la demoiselle endurait ses tracas (à peu près) en silence.
Également, soucieuse de préserver son anonymat, elle avait fait jurer un silence absolu sur ses origines à ses gens. C'était une démarche humiliante qui l'avait fait pleurer de rage, là-bas, à Dessau : mais la souveraine avait fini par en comprendre les nécessités.

Mais ce jour-là lui redonnait le sourire ! Car malgré la pluie et la grisaille du paysage, Katrin d'Anhalt-Dessau, quinze ans, alias Brunhid Merringen, femme d'un marchand très riche venant perfectionner ses connaissances générales, venait enfin d'arriver à bon-port. A travers la fenêtre souillée de pluie, elle apercevait les hautes tours de l'immense château lugubre qui allait devenir sa résidence provisoire, et se demanda où était les gardes, mais elle se rappela alors qu'elle n'avait pas fait annoncer son arrivée. Il était probable que personne ne l'attende... Bah, qu'importait ! Ici, elle serait en sécurité, et surtout l'enfant qu'elle portait en son sein.

Heureuse, déterminée, elle sauta à bas de la carriole, aidée par sa dame de compagnie, oubliant la pluie et ses malles, qu'elle laissa joyeusement à son unique domestique. Et s'engouffra dans le bâtiment, prenant garde au bas de sa robe de percale verte.

Voilà tout l'essentiel... la fin de son périple.
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Edward Craig

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MessageSujet: Re: Une arrivée...   Lun 23 Aoû - 21:04

    La pluie, le mauvais temps...rien qui changeait vraiment Edward de sa ville natale, Londres. On pouvait même dire que pour ce premier soir en Autriche, il n'était pas trop dépaysé. Il était quand même un peu déçu, sans trop savoir pourquoi. A quoi s'était-il attendu ? Ce n'était pas comme s'il se rendait dans un pays du Sud, un pays où le soleil brillait pratiquement tout le temps. Non, au fond, ça n'avait pas grande importance, même si l'anglais détestait la pluie. Il n'avait rien contre la neige par contre, il adorait même cela. Mais la pluie...même s'il était né et avait vécu à Londres, c'était quelque chose à laquelle il ne se ferait jamais. Bah, il allait devoir faire avec et puis, rien ne l'obligeait à traîner dehors lorsqu'il pleuvait. Il devait y avoir assez d'occupations à l'intérieur du pensionnat - du moins, il l'espérait. Quoiqu'il en soit, le voyage n'avait pas été de tout repos, après tout, il avait traversé un océan, puis plusieurs pays avant d'arriver ici. En même temps, ça lui faisait voir du pays, ce n'était pas plus mal puisqu'il aimait voyager. Cependant, ce serait encore mieux s'il ne devait pas passer des heures et des heures dans cette calèche pas très confortable, qui se balançait dans tous les sens. Comment voulez-vous dormir ou même lire dans ces conditions ?

    Finalement, l'immense château dans lequel il allait passer un petit moment apparut dans son champ de vision. C'était impressionnant...impressionnant et effrayant à la fois. Il ne savait pourquoi, mais cet endroit lui donnait la chair de poule, il y avait quelque chose de différent, quelque chose de mystérieux, quelque chose qui le fascinait aussi. Un étrange mélange de sentiments et pourtant c'était bel et bien son état d'esprit du moment.
    La calèche s'arrêta tout près de l'entrée et le cocher vint ouvrir la porte à Edward, puis s'occupa de ses bagages. Car contrairement à la plupart des personnes ici, le jeune homme n'avait pas de domestique attitré. Il n'en voyait pas le besoin, il y en aurait au pensionnat, de toute façon. Et puis, il aimait bien s'occuper lui-même de ses affaires, malgré son appartenance à l'aristocratie britannique. D'après lui, on n'était jamais mieux servi que par soi-même et puis, il n'avait que faire du titre des uns ou des autres et surtout du sien. C'était quelque chose de totalement inutile à son goût. Bien sûr, il savait se tenir en société, mais les bonnes manières, l'étiquette et tout le reste n'était pas forcément ce qu'il préférait.

    Impatient de découvrir son nouveau lieu de vie, il pressa le pas jusqu'à l'entrée, se fichant bien d'être mouillé, même s'il n'aimait pas la pluie. Ça n'allait pas le tuer non plus, il n'était pas fait en sucre ! Le cocher déposa les affaires d'Edward dans le hall et laissa les domestiques du pensionnat s'en occuper. Le jeune homme s'arrêta un instant devant la porte massive du bâtiment et contempla les alentours, mais aussi la porte en question. Il était fasciné par tous ces détails qui pouvaient y figurer. C'est alors qu'il aperçut la silhouette d'une jeune fille qui venait manifestement d'arriver, elle aussi. Certes, il n'était pas du genre très sociable d'ordinaire, mais il savait au moins être poli et puis, ils seraient probablement amenés à se voir plusieurs fois s'ils fréquentaient la même école, bien que la demoiselle en question eût l'air plus jeune que lui. Il s'avança donc vers elle et s'inclina poliment avant de la gratifier d'un baise-main, comme il était coutume de le faire.

    "Bien le bonsoir, Fräulein. Avez-vous fait bon voyage ?"


    Il s'était bien sûr adressé à elle en allemand, langue qu'il maîtrisait parfaitement malgré son petit accent british qui ressortait à chaque fois qu'il prenait la parole. Il se redressa et lâcha la main de la demoiselle, l'observant calmement et en faisant attention de ne pas paraître trop indiscret en la détaillant de la tête aux pieds. Elle était plutôt mignonne, bien habillée...elle venait probablement d'une bonne famille. Mais en même temps, n'était-ce pas le cas de tous les pensionnaires ici ?
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Alexandre Athanese

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MessageSujet: Re: Une arrivée...   Mar 24 Aoû - 20:15

Les goutes d'eau ruisselaient sur son tendre visage, Alexandre regarda immobile , le ciel si sombre déprimait le jeune garçon. Comment en était il arrivé la ?
Il se remémora les derniers jours, les instants interminables du voyage en calèche. Il avait préféré partir seul mais la solitude avait vite pesé. Il en avait l'habitude mais coincé dans un endroit si exiguë, il avait vite fait de déprimé. Le départ avais bien commencé, de nouvelles régions a observé, de nouveaux paysage a dessiner... puis vint la lassitude. Ne sachant pas quoi faire il s'exerçât a l'Allemand, langue qui ne lui était pas totalement acquis, a l'aide de ces manuels. Quelques journées plus tard, le manuel trainait sur le sol. La langue était dur , le jeune garçon n'arrivais pas a s'améliorer depuis une semaine.
Son nouveau passe temps était la couture, il avait récupéré des aiguilles dans le dernier village ou il s'était arrêté. Certains de ses pantalons avaient été raccommodé, pas qu'ils le demandaient vraiment mais juste parce qu'il n'y avait rien d'autre a faire.
Passer les Alpes lui avait redonné des couleurs, il n'avait jamais vu de si haute montagne s'élevant jusqu'au soleil.
Vint un soir ou des bandit l'attaquer alors que le cocher tentais de joindre le prochains village avant la tomber de la nuit, un arbre avais fais obstacle a leur traversé, quelques secondes plus tard des personnes sortirent du bois.
Alexandre se fis sortir de la voiture et mis a terre, il n'eu pas souvenir de la suite.
Le cocher le réveilla plusieurs minutes après. Les chevaux avaient disparu, le reste aussi, restait une malle renversé contenant des maigres affaires , le cocher récupérait a présent les siennes et aida Alexandre a rassembler ce qui restait. Ils firent le chemin qui les séparait du village dans le désespoir complet. Une auberge les accueillis.
La nuit passé, le cocher lui souhaita bonne chance et partit,laissant le petit Français seul, dans un pays étranger.
Les jours avaient passé, Alexandre voyageais maintenant de carrioles en carrioles, bizarrement il trouva cela plus amusant, il faisait la connaissance de beaucoup de gens du peuple qui l'aidais a se rapprocher de son pensionnat.
La dernière nuit. Un homme avait accepté de l'emmener jusqu'au pensionnat, les bois aux alentours était obscur, faisant un peu froid au dos d'Alex.
Alex avait mal compris, il s'en doutait maintenant, l'homme ne lui avais pas dis qu'il l'emmenait jusque a Rose Blum, seulement au croisement qui permettait de joindre le pensionnat et le village d'Hingenheim.

Il décida de se mettre en marche, récupérant une besace, laissant sa malle caché dans les buissons


*Je la récupèrerais demain, en espérant qu'elle soit toujours la*

La démarche rapide, il tenta d'éviter la d'être mouillé le plus possible, ce fut un échec , un carrosse passa près de lui lui envoyant de la boue sur son pantalon.

"Huuuuuuuuuuuum"

Il évita de justesse la deuxième calèche de peu avant qu'elle ne l'éclabousse aussi.

Doucement il se demanda:
"Mais ou va le monde .... ?"

La portail était maintenant devant lui, il nettoya son pantalon et s'engagea dans la cour avant d'aller ouvrir la porte du hall.
Deux personnes étaient déjà présente, semblant attendre. Alex, trop timide et trop fatigué pour se rapprocher, referma la porte et préféra regarder le ciel s'assombrir de plus en plus, dehors, espérant que les deux inconnu finissent par disparaitre
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Katrin d'Anhalt-Dessau

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MessageSujet: Re: Une arrivée...   Mar 24 Aoû - 20:51

La pluie battait fortement au-dehors, et trempée, transie jusqu'au os par les violentes bourrasques glacées de cette fin d'après-midi, Katrin avait retrouvé avec plaisir la chaleur et la lumière réconfortante d'une habitation chaleureuse. Elle était pressée de s'installer, et de déguster maintenant un bon repas au coin du feu.
Elle détestait vraiment les voyages - nonobstant le reste, la nourriture dans les auberges était abominablement commune... et du moins, s'il fallait qu'elle parte de chez elle et renonce à la présence de son cher mari, la jeune fille entendait au moins profiter des petits avantages du château, y compris du confort qu'on lui avait si chaudement vanté quelques semaines plus tôt.

Animée de toutes ces considérations, certes matérielles, mais O combien importantes lorsque l'on avait passé plus d'une semaine sur les routes à un train de sénateur, elle ne vit pas tout de suite le jeune homme occupé à détailler les sculptures délicates qui ornaient l'entrée, et elle eut comme un sursaut, surprise. Il était seul, trempé dans la clarté déclinante de cette fin d'après-midi, tout comme elle attendait ainsi qu'une servante la conduise jusqu'à ses appartements.
Ses habits n'étaient certes pas ceux d'un domestique et il lui ne lui suffit que de quelques secondes pour savoir que ses manières étaient celles d'un gentilhomme. Il lui baisa une de ses mains gantées de soie verte, s'inclinant brièvement en la saluant ; mais elle se figea.
Comment cela, "Fräulein" ? Quel impudence ! Quelle inso... La lueur d'indignation qui s'était allumée dans ses yeux clairs s'éteignit presque aussitôt. Il ne pouvait pas savoir qui elle était. Parfaitement normal. Soit, elle se contenterait de lui faire savoir - avec délicatesse - quel était son statut, et avant tout, de savoir qui il était. Affichant un sourire un peu timide, très doux, Katrin inclina sa tête devant l'inconnu. De par son âge, il faisait sûrement parti des élèves du pensionnat, et son accent qu'elle n'arrivait pas à situer était agréable à entendre, bien que légèrement dérangeant.
Que c'était rafraichissant, ce relâchement de l'étiquette !


- "Bonsoir... Oui, je vous remercie. Ce voyage s'est tout à fait bien passé."

Elle eut une une pause dans sa phrase, puis reprit la parole, de son parlé aisé.

-"C'est une folie de construire un château pareil ici. Il doit être les trois quart de l'année recouvert de neige !"

Ces politesses communes étaient un peu embarrassantes. Mais qui était-il donc ? Ce devait être un bourgeois. Sinon, il n'aurait sans doute pas hésité à se présenter ! En attendant, il faudrait qu'elle attende un peu pour rectifier l'erreur de son interlocuteur... s'il ne remarquait pas lui-même son alliance, pour le moment cachée derrière le riche et chaud tissu recouvrant ses mains blanches.

- "J'ai cru voir une voiture qui repartait, lorsque je suis arrivée. A t-on ainsi coutume de laisser les élèves seuls au beau milieu de l'institution ? J'espère que ma dame de compagnie ne tardera pas trop... Je suis transie de froid. Il fait un temps horrible !"

Voilà une manière d'en savoir plus. Il finirait bien par se présenter... Réprimant un soupir de lassitude, "Brunhild" se força à arrêter de grelotter, adressant un regard de sympathie envers l'inconnu, par pur plaisir de se retrouver au sec.
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Edward Craig

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MessageSujet: Re: Une arrivée...   Dim 29 Aoû - 14:00

    Quel temps horrible ! Edward commençait même à se dire que cela n'aurait rien changé s'il était resté à Londres. Mais non. Ce n'était qu'une illusion. Il avait quitté cette ville pour démarrer une autre vie, pour laisser le passé derrière lui, un passé pénible, douloureux auquel il ne cessait de penser, notamment lorsqu'il était seul. C'était un peu paradoxal car il aimait être seul et en même temps, quand c'était le cas, il ne pouvait s'empêcher de ressasser des souvenirs très désagréables. Quoiqu'il en soit, il espérait que ce nouvel environnement lui porterait chance. Tout le monde mettait tous ses espoirs dans un nouveau lieu et parfois ces espoirs se voyaient exaucés, parfois on finissait simplement par être déçu. Mais personne ne pouvait savoir comment cela se passerait par avance. Il fallait se laisser surprendre, que la surprise soit bonne ou mauvaise.

    Quoiqu'il en soit, l'anglais n'avait pas pu éviter de se prendre une petite douche en sortant du véhicule qui l'avait emmené jusqu'ici. Enfer et damnation ! Il détestait être mouillé et ses cheveux n'aimaient pas particulièrement ça non plus. De plus, la sensation des vêtements mouillés qui collaient à la peau était des plus désagréables. Il devait vite entrer pour aller se sécher devant un bon feu !
    Lui qui, pour une raison ou pour une autre, avait espéré ne croiser personne à son arrivée, était un peu déçu de découvrir une jeune fille devant la porte, une fille qui venait manifestement d'arriver, elle aussi. Bah, quelques mots ne lui feraient pas de mal, histoire de rester poli. Ainsi, les premières paroles qu'il prononça concernèrent le voyage de la demoiselle. Il était vrai qu'il aurait pu d'abord se présenter, mais parfois l'étiquette et tout le reste l'énervait au plus haut point. C'était si superficiel, hypocrite...

    "Je suis ravi de l'entendre. Hum...N'aimez-vous donc pas la neige ? Ou serait-ce le froid ?"

    Ce n'étaient évidemment que des paroles de courtoisie, si l'on pouvait dire. Rien de bien intéressant. Cependant, il fallait bien commencer quelque part.

    "Et puis, je suis sûr que ce n'est qu'un vulgaire cliché. Je serais prêt à parier que nous serons agréablement surpris au printemps."

    Tout le monde avait certains préjugés en arrivant à un certain endroit. Parfois, ils s'avéraient justifiés, parfois non. Mais là n'était pas la question. Alors qu'il écoutait la demoiselle, Edward aperçut un autre élève faire son arrivée et manifestement ce dernier ne voulait pas être vu. C'était raté. Mais s'il ne venait pas leur parler en premier, l'anglais ne ferait pas d'effort. Et puis, chacun avait le droit de faire comme bon lui semblait, même si cette attitude était plutôt impolie, surtout dans leur milieu.
    Il reporta son attention sur l'inconnue en face de lui et décida enfin d'ouvrir la porte, laissant évidemment la demoiselle entrer en premier avant de lui emboîter le pas, laissant la lourde porte se refermer. Étrange... personne pour les accueillir, à part les domestiques qui se chargèrent de leurs bagages sans le moindre mot. Tu parles d'un accueil !

    "L'hospitalité ne semble pas être leur fort ici..."

    Il avait marmonné ces paroles plus pour lui-même que pour quelqu'un d'autre, mais c'était bien vrai ! Enfin, ils verraient bien comment se déroulerait la suite. Il faudrait bien que quelqu'un les accueille à un moment ou à un autre pour leur expliquer le fonctionnement de l'établissement et tout le reste. Non ?

    "Je me rends compte que j'ai été bien impoli. Permettez-moi de réparer cet impair en me présentant. Edward Craig, enchanté."

    Il s'inclina devant son interlocutrice, histoire de rester poli, même s'il l'avait déjà fait tout à l'heure. Par contre, il laissa tomber le baise-main pour cette fois. Ça ferait sans doute trop.

    "Et si nous cherchions un endroit au chaud ? Vous avez l'air frigorifiée."

    Un beau petit salon avec un bon feu de cheminée, voilà ce qu'il leur fallait !


[Si tu veux, tu peux poster au salon alors ^.^]
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Alexandre Athanese

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MessageSujet: Re: Une arrivée...   Dim 29 Aoû - 14:50

Quel temps horrible ! Je suis trempé et tout boueux, si ça continue je vais attraper la crève.
D'habitude, il aimais bien la pluie, du moment qu'il était au sec a la regarder, mais en ce moment avec l'épuisement physique et psychologique qu'avais entrainé le long voyage...
Il espérait vite trouver un coin au sec, pouvoir se réchauffer, se changer et peut être manger un petit quelque chose.
Son ventre commença a grogner. Il posa son sac et commença a réfléchir.


"Espérons qu'ils aient des petites collation de prévue pour ce soir mais pour cela il faut déjà que je m'inscrive. Peut être que les deux élèves sont maintenant parti."

Il ouvra discrètement la porte, passant un oeil par l'embrasure afin de vérifier la présence des deux inconnus. Constatant qu'ils étaient encore la, il referma la porte.

"Je commence a geler et ils semblent ne pas vouloir se déplacer ailleurs. Huuum, si je reste la plus longtemps, je risque de peut être voir d'autres personnes arrivé, tant pis je suis un peu sale mais comme le disait ma mère, il vaut mieux être au chaud et dans un état lamentable que passer pour un idiot mouillé."

Il essaya d'arranger ses affaires avant d'entrer dans le hall. , une cheminé trônais majestueusement près d'un mur. Ses flammes envoutante hypnotisaient le jeune garçon. Un sourire de joie apparu sur son fin visage. Il regarda les deux inconnu, une femme et un homme dont le maintien était impeccable. Surement des pensionnaires vu leur jeunes ages et leurs vêtements. Il avança de quelques pas, les salua en se courbant un peu et retirant son haut de forme.

"Bon... Bonjour, désolé d'avoir fais entré ce courant d'air froid. Je m'excuse. Je vous souhaite une bonne soirée."

Il recula et se rapprocha de la cheminée, posant son sac .Il constata que personne n'était la pour leur servir de guide.

"ATCHOUM, désolé."

Il sorti un mouchoir et se moucha convenablement. N'essayant pas d'espionner la conversation des personnes présente mais la proximité ne lui permettait pas de ne pas entendre non plus
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Katrin d'Anhalt-Dessau

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MessageSujet: Re: Une arrivée...   Lun 30 Aoû - 21:08

[Je suis désolée pour la qualité médiocre...]

Katrin entra enfin dans le hall, faisant quelques pas vers la cheminée, sa longue robe bruissant discrètement sur le plancher de chêne. Elle inspira profondément, savourant le plaisir de se retrouver au terme de son voyage un instant, avant de se retourner vers son interlocuteur, avec une moue aimable - bien que fatiguée.

- "je vois, mon ami, que vous venez pas des montagnes. L'air y est glacé jusqu'à l'été, où nous avons droit enfin, pauvres mendiants, à une huitaine de semaines de chaleur... Mais, oui, il est sur que le printemps est aussi radieux que cette soirée est sombre."

Ses propres mots sonnaient creux, alors qu'ils étaient là tous les deux, trempés, transis chacun du froid vif de la nuit tombante et de cette horrible tempête qui s'annonçait plus forte de minute en minute.
Un roulement de tonnerre explosa au-dehors, la faisant sursauter, noyant presque les paroles de l'inconnu en face d'elle. Elle sentait la peur, une peur irrépressible et violente monter en elle ; mais malgré la sueur qui commençait à couleur sur son front, la jeune fille voulait se maitriser. Ce n'était qu'une tempête et une femme de sa trempe ne se laissait pas intimider par... par quelques éclairs. Seigneur, cette tempête allait lui ôter tout sommeil...

La dame tenta un sourire, acquiesçant en silence. Elle était trop fatiguée et trop apeurée pour réfléchir à la qualité de leur accueil dans cet établissement, bien qu'il ait incontestablement raison. Où était les serviteurs ? Et la chambre bien chauffée, avec la cassolette remplie de braises chaudes...
Ah ! La duchesse secoua la tête, offrant un sourire crispé à son interlocuteur. Un autre homme venait d'entrer dans la pièce, trempé, sombre, étrange... Elle eut comme un mouvement de recul mais se força encore à faire bonne figure.
Angoissée, sa main gantée posée sur son aumônière, Katrin redoutait par-dessus tout ce genre d'étrangers. Se pourrait-il que ce fut un serviteur ...? Son assassin pouvait aussi bien se faire passer pour un étudiant !
Le salon... le salon, il y aurait sûrement du monde. Et au milieu, elle serait hors d'atteinte.

Reconnaissante, ses lèvres pâles esquissant un sourire plein de douceur, la jeune fille opina à la proposition d'Edward Craig... son angoisse passerait bien avec un bon souper et une aimable compagnie, bien qu'il ne soit absolument pas convenable qu'elle reste seule avec un jeune homme. Son mari serait furieux si sa réputation devait en souffrir... !
Soit, elle devrait donc inviter cet étranger qui venait de passer la porte. Après tout, il ne pouvait pas être de mauvaise compagnie... Son assassin n'était pas là. Non, non. C'était impossible !
La confusion brûlait en elle, comme une flamme qu'elle ne pouvait éteindre, mais elle devait se décider. Comment donc allait se passer son séjour si elle méfiait toujours de chacun en permanence ?


-"Herr, ce n'est rien... Si vous le désirez, le lord et moi-même allons souper au salon. Vous pouvez nous y accompagner, si vous le désirez..."

Inclinant poliment sa tête vers le nouveau venu, puis vers l'anglais, l'adolescente se dirigea résolument vers l'escalier centrale, tentant de se retrouver dans les méandre de l'immense demeure.
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le Maitre des Roses
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MessageSujet: Re: Une arrivée...   Dim 5 Sep - 21:37

Il pleuvait encore et encore. La brume était descendue tôt des montagnes aujourd’hui. L’air était froid, si froid que lorsqu’un être vivant expirait, un nuage de fumée s’échappait de ses lèvres. Le sol était gorgé d’eau, et plus inquiétant encore, le niveau de la Smorodina avait nettement monté. Mais qu’importe, la rivière bien que de plus en plus tumultueuse restait pour le moment à peu près navigable. Mais l’arrivée des nouveaux pensionnaires devait être bien difficiles à en croire l’état des routes et de la voix navigable. Mais cela importait peu pour le moment au domaine de Rosenschloss. Une inondation subite, du moins c’est ce qu’il sembla à la petite lingère qui découvrit le désastre, menaçait la salle de bal. Tous les domestiques employés récemment au château se hâtaient donc, ne sachant pas trop quoi faire, avec draps, couvertures et sacs de sable pour endiguer les flots qui remontaient d’ont ne sais où.
Après un moment d’efforts non concluant et de chaos, l’intendante, Fraülein Drachen, pris les choses en main. Et quelques minutes plus tard, les domestiques désorganisés faisaient preuve maintenant d’efficacité dans l’acheminement de sacs de gravats. La salle de bal, constata Drachen dans un soupir, était désormais inutilisable pour une durée indéterminée. Les pas des domestiques, l’eau et les sacs, tout cela avait créé du désordre et des immondices en nombre. Heureusement, les premiers pensionnaires n’arriveraient sans doute pas tout de suite avec ce temps. Elle leva un regard inquiet vers l’une des grandes fenêtres de la salle. Le vent venait de se lever, chassant la brume. La tempête allait s’abattre avec fureur cette nuit, ou bien ce soir même. Un éclair zébra le ciel, dispensant un instant sa clarté effrayante. Et la pluie redoubla.
Il fallait renforcer la digue de fortune, cela devenait évidant. Puis, aussi nettoyer de suite ce qui pouvait l’être. Il ne fallait pas mollir !

Une femme de chambre passait dans le hall, lorsqu’elle aperçue une voiture au dehors. Damné ! Des pensionnaires arrivaient ! Elle pris ses jambes à son cou, voulant avertir l’intendante. Pour toute gratitude, elle se fit réprimander par cette dernière, car il était inconvenant pour une femme dans un tel domaine de courir de la sorte. Mais, le visage de la l’intendante devint livide lorsque la petite lui fit part de sa nouvelle. Diable ! Les ennuis allaient toujours par lots et les premiers hôtes arrivaient. Où était donc Herr Vettel ! Elle balaya la pièce du regard avant de trouver le majordome fort occupé à superviser l’arrivée des palefreniers sans qu’ils ne causent plus de dommages qu’il n’y en avait déjà dans la salle.
Fraü Drachen se dirigea vers celui-ci et lui mandat d’aller accueillir les nouveaux venus.

Ce fut en grommelant que le majordome s’exécuta. Il n’aimait guère recevoir d’ordre d’une femme et voyait d’un mauvais œil la réouverture de cet endroit, mais bon… N’étant plus au service du baron, il devait bien subvenir à ses besoins fort coûteux. Car voyez vous, Herr Vettel a deux vices principaux dans la vie : le jeu et la boisson. Mais qui peu songer à blâmer cette pauvre âme ? Après presque 10 ans passé au service de la famille d’Hingenheim, il décidât de partir de cette place à la mort de la mère de l’actuel baron. Je vous épargnerait le reste de son parcours pour le moment, mais songez bien que notre homme à l’allure grave, le maintien droit et le visage fermé. S’il n’était pas impeccablement vêtu, comme tout bon majordome se respectant, on le prendrait aisément pour le fossoyeur. C’est donc un visage peu amical, voir cauchemardesque et légèrement bouffi, que nos premiers arrivants eurent l’occasion de voir à la lueur des chandeliers du hall d’entrée.

« Je vous souhaite le bonsoir jeunes gens. Veuillez me suivre, je vais vous amener en endroit plus accueillant. Puis je prendre vos manteaux ? »

Il jeta un regard dédaigneux au jeune garçon couvert de boue.
« Herr… Nous regrettons, mais cette demeure ne vous fera pas la charité. Alors si vous vouliez bien cessez d’importuner ces personnes. » Il s’était manifestement adressé à Herr Athanese, s’avançant vers lui près à le reconduire à la porte. Au même moment, deux jeunes, très jeunes, lavandières étaient apparue, portant toutes deux des serviettes et couvertures pour les élèves.
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Alexandre Athanese

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MessageSujet: Re: Une arrivée...   Lun 6 Sep - 19:45

Alexandre rougit au fait que la demoiselle s'était adressé a lui, poliment de surcroit. Il était intimidé par les inconnus, surtout des élèves qui avaient l'air plus âgé. Que fallait il qu'il réponde, s'il acceptait, il se sentirais mal a l'aise toute la soirée, surtout qu'il devait se changer, heureusement il avait pensé a prendre un vêtement de rechange dans son sac quand il avait caché sa malle. S'il refuserais, on le prendrais peut être pour un asocial, ce qui pourrait résulter: qu'il finisse souffre douleur de l'école. Il fallait trouver un compromis.

"Mer... Merci mademoiselle, Je m'appelle Andrea... euh Alexandre Athanese"
Le jeune garçon bafouilla de timidité.
"Avec plaisir mais je ne pourrais rester tard, je fatigue et j'aimerai me changer, un carrosse m'a éclabousser en arrivant ici..."
Se reprenant un peu, il remarqua qu'il regardait dans les yeux la jeune fille ainsi que l'Anglais. Se reprenant, il les rebaissa aussitôt, préférant observer ses chaussure.

Des bruits parvenait des pièces proche du hall, soudain un homme entra. Alex faillit s'évanouir devant la mine de zombie de celui ci. Non ce n'était qu'un homme, il en avait l'air en se rapprochant. Alex ravala sa salive devant la peur qu'il lui inspirait.
Il observa la réaction des deux autres pensionnaires du coin de l'oeil. Les nobles se comportait généralement de façon hautaine envers autrui.
La bête, il ne s'était pas nommé leur demanda de les accompagner.

"Quel malotru, il ne s'est même pas présenté. Pour un peu il fouillerait nos manteaux , qu'il demande" se dit Alexandre

Il s'apprêta malgré tout a se défaire de sa longue veste noir mais s'arrêta en plein effort.

"Comment ? la charité ? il y a un mendiant dans l'école ?"
Alexandre n'avais pas compris de quoi parlait le zombie, mais en tout cas il le fixait étrangement. Il se rapprocha.

"Que me veux t'il?" pensa t'il
"Hum ? mendiant ? j suis pas un mendiant, je viens de France... je suis un pensionnaire" essaya til d'expliquer en toute hâte dans un mélange de français et d'Allemand en comprenant qu'on le prenait pour tel avec les vêtements boueux qu'il portait Mais sa voix lui fit défaut, il ne parla pas assez fort

Voyant l'homme se rapprocher, surement pour le saisir, il fit un pas en arrière, ses chaussures glissante lui firent perdre l'équilibre, son manteau qu'il s'apprenait a enlever le gêna d'autant plus quand il tenta de se rétablir, malheureusement pour lui, une demoiselle tenant une serviette se mit sur son chemin...

[voter 1 pour voir Alex tomber, voter 2 pour le voir se reprendre, le suivant a poster définira mon action ^^]
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Anselme von Habsbourg

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MessageSujet: Re: Une arrivée...   Mer 8 Sep - 22:01

Le calme, le froid, le monde était étrange et incertains. Combien de temps depuis leur départ des environs de Budapest ? Il ne le savait. Il était confus, glissant de plus en plus dans un monde de rêveries, de forêt et de créatures étranges sorties tout droit de son livre de contes. Un soubresaut de la voiture le réveilla. Diable ! Ce pensionnat se trouvait au milieu de nulle part ! Rien que des arbres à des lieues à la ronde et ce depuis ce qu’il lui semblait une éternité désormais. Il était ankylosé. Il se redressa sur le siège de la voiture, faisant bouger sa nuque dans l’espoir de faire disparaître une vilaine courbature qui menaçait de mettre sa tête au supplice dans peu de temps. La voiture s’arrêta.
Un jeune homme brun, d’allure noble et au costume impeccable descendit de la voiture. Il jeta un regard aux alentours. Il semblait un peu perdu, sortant à peine d’une longue somnolence. Il frissonna un instant suite à un une brise vive qui traversa la forêt. Les feuilles bruissèrent. Ce doux froissement sonore sembla éveiller quelques craintes chez celui-ci. Il chercha précipitamment son escorte. Celle-ci n’était pas visible. Il fit quelques pas, cherchant alors le cocher ou bien encore son hongre, un joli petit frison tout noir. Mais il n’y avait rien. Seul, il était seul dans cette forêt titanesque avec pour seule compagnie la voiture vide. Pas un bruit hormis le vent dans les arbres. Pas un seul chant d’oiseaux. La lueur qui baignait la scène semblait irréelle. Les yeux violine du jeune prince semblèrent fou un instant. Il n’y avait pas que le bruit du vent et des feuilles… Il y avait autre chose. Il n’arrivait pas encore à déterminer quoi. Il se tourna vers l’avant du carrosse. Un tronc d’arbre déraciné bloquait la route. Il eu la désagréable sensation de se sentir épié. Soudain il percuta : ce bruit étrange qui se mêlait si habilement au vent et aux feuilles n’étaient autres que des murmures ! Une sueur froide lui parcoura l’échine. N’avait il pas lu dans son ouvrage que les arbres étaient sensés guider les âmes des morts vers les cieux ? Et si cela était vrai ? Et si c’était là des paroles de morts qu’il entendait ? Un nouveau soubresaut.

Le prince écarquilla les yeux. Il s’était assoupi et son livre de contes venait de glisser de ses genoux. Et il était encore dans sa voiture qui avançait toujours. Il entendit la voix d’un des soldat constituant son escorte, cela le rassura. Il n’était pas seul dans cette forêt. Rien qu’en y repensant il en frissonna. Mais quel rêve étrange il venait d’avoir. La voiture s’arrêta… Diable ! Et si tout cela n’était en fin de compte pas un simple rêve ? Il ouvrit la porte à la volée et sauta à pied joint dans la boue. Peu lui importait de salir sa tenue, de toutes façons il portait une paire de bottes. Il s’en alla trouver directement le cocher pour s’enquérir du problème, lorsqu’il le vit : ce tronc d’arbre en travers de la route ! Il fit volte face et se dirigea droit vers son cheval. Il n’attendit pas plus, avant de talonner ce dernier malgré les objections des soldats.

« Débrouillez vous pour faire parvenir mes affaires, je continue à cheval ! » Son ton avait été impérieux et sans équivoque. A peine deux soldats eurent le temps de réagir et de rejoindre sa hauteur, les autres s’essayant à dégager le chemin pour la berline.

Heureusement le pensionnat n’était plus très loin, car bien que bon cavalier, le prince fatigua rapidement et la nuit semblait survenue depuis longtemps. Il fut soulager de voir la forêt s’éclaircir, mais moins de sentir la pluie. Il se stoppa, pour admirer un instant la vallée et en contre bas la Smorodina. Voir les feux de la petite bourgade se refléter sur l’eau de la rivière l’apaisa un peu de cette frayeur qui l’avait cueilli en route. Il s’élança à nouveau, calmant l’allure, les chemins boueux étant peu sûrs et fini par arriver devant la grande bâtisse tard dans la nuit. Il pleuvait maintenant à torrent. Il entra et fut soulager de trouver du monde et surtout de la lumière, une promesse de chaleur et d’un bon repas aussi.

Son soulagement fut hélas de courte durée devant la tête du majordome, mais bien vite envolé devant la scène comique, ou pas, d’un garçon s’écrasant sur une lavandière. Il surprit d’ailleurs un regard noir à l’encontre de ce dernier de la part de celle-ci. Tout cela lui fit venir un sourire ironique sur les lèvres.

Il s’avança, aida brièvement l’inconnu couvert de boue à se relever et s’adressa à la compagnie.

« Je vous souhaite le bonsoir en ce lieu tout à fait… charmant. Je me présente, Anselme, Gabriel, Karl, Josef, Marie von Habsbourg-Lorraine. J’espère être au plus vite conduit auprès d’un bon feu, je suis fourbu. » Cette dernière phrases s’adressa au majordome surtout, bien qu’il récupéra déjà une serviette des mains d’une des petites bonnes après avoir fait un rapide salut aux autres personnes présentes.

« Mes gens sont dehors pour une part, le reste de la compagnie devrait arriver d’ici quelques heures, je vous prie de faire le nécessaire afin qu’ils ne manquent de rien avant qu’ils ne repartent. » Et sans plus attendre, il se dirigea vers l’âtre et présenta ses mains aux flammes afin d’espérer se réchauffer.
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Katrin d'Anhalt-Dessau

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MessageSujet: Re: Une arrivée...   Jeu 9 Sep - 19:30

Le pied posé sur la première marche de l'escalier, la jeune fille assistait avec une distance prudente à l'échange entre le Majordome et le jeune garçon couvert qu'elle avait manifestement pris à raison pour un élève - mais en y repensant, elle n'aurait pas fait cette analogie si elle n'était pas si fatiguée par le voyage.

Un français ! C'était charmant, charmant ! La France était un endroit fabuleux, un joyaux de culture et de romans d'amour merveilleux. D'ailleurs presque toutes ses toilettes venaient de là-bas, ce qui voulait tout dire ! Et ce pensionnaire crotté mais toujours poli devait bien illustrer ce pays. Il n'y avait qu'à le regarder ! Très sale (comme tous les français), il n'en restait pas moins respectueux et presque étonnamment timide. C'était presque touchant de voir tant de pudeur et d'humilité chez ses pairs : voilà bien longtemps qu'elle en avait perdu l'habitude. Seuls restaient ceux à qui elle faisait la charité, mais les paysans ne parlaient pas avec elle. Bon, sincèrement, elle ne regrettait pas leur parler grossier et leurs manières choquantes, mais un peu moins d'arrogance n'était pas sans lui déplaire.
Après avoir donné sa cape de velours bordée de fourrure et son chapeau assorti à une servante, Katrin fit un pas pour se rapprocher de ce jeune garçon maladroit qui éveillait en elle une émotion aiguë, intense, aussi dérangeante que porteuse d'une plénitude encore inconnue, éveillant chez la toute jeune femme l'envie de le prendre sous son aile. Seigneur ! Voilà qu'elle se mettait à réfléchir en mère !

Un pas, deux pas pour le relever, ignorant totalement les domestiques autour d'elle... la porte s'ouvrit brusquement, et la princesse, surprise, sursauta.
Un homme émergea de l'entrée, beau, sûr de lui, un sourire ironique à ses lèvres. Croisant son regard, la jeune femme lui adressa un sourire distant. Son visage mâle évoquait pour elle quelque souvenir confus, que Katrin aurait bien été incapable de situer en cette soirée de fin d'été, mystérieux portrait encore trempé de pluie et de vent ; avant de se figer sur place.
Une phrase suffit à la faire reculer, jusqu'à l'escalier. Anselme... Oh, oui, elle se souvenait bien maintenant de ce souvenir d'enfance, encore si peu lointain ! Un voyage en Bavière, des jeux d'enfants avec un bilboquet, un poney et des chiens ; et une cascade de rires et de confidences, pour aboutir à une crise qui l'avait fait fuir, dans un envol de jupes et de pleurs infantiles. Qu'il était simple d'appeler au secours sa mère ou une domestique ! Ils n'étaient alors que des enfants... Et la différence était maintenant qu'elle-même était une adulte, traquée par un sadique, enceinte de son premier enfant, trop loin de son mari qui affrontait le danger comme le souverain et le gentilhomme qu'il était !

Non, non, il ne fallait qu'il la reconnaisse.
Aussitôt, la jeune fille plongea dans une révérence trop parfaite pour une bourgeoise, prenant soin de baisser son visage pâle pour se dissimuler à son interlocuteur. Son propre cousin... Il ne fallait pas qu'on la reconnaisse. Quand bien même l'aiguillon de la honte la brulait jusqu'aux entrailles, elle jouerait la comédie, pour son bébé, pour le courage de son époux !


- "Votre Altesse... C'est un honneur... Si... si votre Altesse veut bien m'excuser..."


Prestement, la dame se releva, prenant toujours soin d'échapper au regard de son cousin, puis, d'un geste impérieux, fit signe à une servante de la suivre. Pour fuir littéralement dans les escaliers, ne laissant dans l'air qu'un sillon léger de senteur de camélia.

[Hop partie du post^^]
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Edward Craig

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Messages : 87
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MessageSujet: Re: Une arrivée...   Sam 11 Sep - 16:03

    Edward avait une sainte horreur de ce temps, depuis toujours, il détestait la pluie et tout ce qui allait avec. Mais on ne pouvait rien y changer, alors cela ne servait à rien de s'en plaindre sans cesse ou de se répéter à quel point on détestait ça. Il fallait prendre sur soi et supporter ce moment désagréable tout en essayant de ne rien montrer aux autres. Après tout, un jeune homme de bonne famille ne se plaignait pas et se devait de faire bonne figure devant les autres. Au fond de lui, il avait envie de rire. Si les gens venaient à découvrir ce qu'il avait fait avant de venir ici, nul doute qu'il perdrait instantanément leur respect, ainsi que sa crédibilité. Pire, on le jugerait sur des actes passés, des actes qu'il regrettait amèrement, sans même chercher à le connaître vraiment. Bah, de toute façon, on n'était jamais mieux servi que par soi-même et toute sa vie, Edward avait été plutôt du genre solitaire, même s'il paraissait toujours à l'aise parmi les autres.

    Il s'était trop attaché à une personne et il l'avait amèrement regretté. Depuis, il ne croyait lus vraiment aux relations avec les autres. De toute façon, dans ce monde de bourgeois, les apparences étaient ce qu'il y avait de plus important. De plus, chacun tentait de tirer le plus d'avantages possibles en fréquentant telle ou telle personne. Ce n'était qu'un monde d'hypocrites. Cependant, ce n'était pas le moment de penser à des choses pareilles et puis, pour l'heure, il ne savait absolument rien de la jeune fille qui l'accompagnait. Elle avait l'air sympathique et gentille, mais encore une fois, il ne valait mieux pas trop se fier aux apparences car on risquait souvent d'être très surpris, voire même déçu. Bah, de toute manière, il ne comptait pas s'en faire une amie, il se montrait simplement aimable et respectueux comme son statut l'exigeait.

    Alors qu'ils avançaient dans le hall, un jeune homme fit son apparition, trempé, lui aussi. Et quel individu étrange. Sa façon de se comporter, sa façon de parler...tout semblait étrange. Edward en vint même à le considérer comme louche. D'ailleurs, la réaction de Katrin lorsqu'elle aperçut l'inconnu ne lui échappa pas. Elle avait l'air...mal à l'aise, voire inquiète ou même effrayée. De quoi avait-elle peur ? Ce n'était peut-être que son imagination après tout, ou alors il s'agissait tout simplement de l'orage qui la rendait nerveuse. Après tout, c'était fréquent de voir quelqu'un craindre ce genre de phénomène. Ce n'était toutefois pas le cas de l'anglais. Au contraire, il aimait même observer les tempêtes et admirer les éclairs de loin. Il trouvait ça fascinant et ça l'était d'autant plus que ce phénomène restait, pour la majeure partie, inexplicable. Edward aimait tout ce qu'on ne pouvait expliquer, tout ce qui sortait un peu de l'ordinaire et ce depuis toujours. Chacun son truc, après tout.

    Quoiqu'il en soit, Edward n'avait pas omis de remarquer que l'inconnu ne s'était même pas présenté, il avait même paru vouloir partir au plus vite. Manifestement, il n'avait pas l'air très à l'aise en compagnie d'autres personnes. Malgré tout, Katrin se montra fort aimable envers lui en l'invitant à les suivre au salon. Sans doute par politesse. Le jeune homme réprima un soupir. Si seulement tout le monde pouvait être honnête envers les gens les entouraient. Pourquoi se cacher derrière des sourires hypocrites et des paroles qui n'étaient destinées qu'à flatter son interlocuteur, même si la plupart du temps elle n'avaient rien de sincère ? Décidément, Edward détestait cette société. D'ailleurs, il commençait déjà à se demander ce qu'il était venu faire dans un tel endroit, un endroit où l'accueil laissait vraiment à désirer. Il n'allait d'ailleurs pas se gêner pour faire savoir son mécontentement au personnel de l'établissement dès qu'il en aurait l'occasion.

    Après avoir écouté l'inconnu, il se contenta de lui adresser un petit hochement de tête avant de suivre Katrin. Où était donc ce fameux salon ? Ils devaient vraiment trouver un endroit chaud et agréable pour se réchauffer et se sécher. Ensuite, ils pourraient se mettre à la recherche de leurs chambres.
    Cependant, ils tombèrent bientôt sur un majordome à l'air plutôt antipathique qui proposa de les débarrasser de leur manteau. Edward ôta donc le sien, trempé, et le remit à l'homme sans la moindre hésitation. Il était là pour ça, après tout. Les paroles que le majordome prononça à l'encontre de l'autre élève firent légèrement sourire l'anglais. Il le prenait vraiment pour un mendiant ou quelqu'un dans le genre ? Pauvre bougre. Il fallait dire qu'il était dans un piteux état. Mais en même temps, ce n'étaient pas ses affaires, il se contenta donc d'observer en silence, ne faisant même pas attention au dénommé Alexandre lorsqu'il eut son petit "accident". Un boulet, voilà tout.

    Alors qu'il s'apprêtait à suivre le majordome, une nouvelle personne fit son entrée, se présentant sur-le-champ. Tiens, tiens. Ils avaient donc un prince parmi eux. Intéressant. Pendant un moment, le jeune homme demeura immobile, observant "son Altesse" comme Katrin venait de l'appeler. Bah ! Encore une démonstration exagérée de bonnes manières. Non, à ce stade-là, c'était carrément de la soumission. Néanmoins, Edward devait avouer que cet Anselme ne ressemblait à nul autre homme qu'il eut croisé jusqu'ici. Il avait des yeux d'une couleur étonnante, fascinante, même. Ils avaient ça en commun. Des yeux étranges, des yeux qui sortaient de l'ordinaire. Au bout d'un moment, il finit par s'avancer vers le prince pour s'incliner devant lui.

    "C'est un honneur de vous rencontrer, très cher prince. Edward Craig, enchanté."


    Contrairement à Katrin, il n'avait pas témoigné un respect démesuré au prince, il n'en voyait pas l'intérêt. Il serait élève ici, comme eux. Alors pourquoi s'encombrer de manières et de politesses exagérées ? Il se redressa et le regarda un instant dans les yeux avant de finalement suivre le majordome qui les emmènerait sans doute dans un lieu plus agréable. Ce prince...bizarrement, Edward avait envie d'en savoir plus sur lui. Oui, c'était très bizarre, surtout pour lui. Lui qui préférait toujours rester seul et ne voulait pas se faire d'amis. Mais après tout, on pouvait mettre cela sur le compte de la curiosité, oui, voilà, c'était de la simple curiosité. En tout cas, Edward se disait que son séjour ici serait certainement des plus intéressants...

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Alexandre Athanese

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Age : 34
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MessageSujet: Re: Une arrivée...   Dim 12 Sep - 16:31

Pauvre Alex, le marbre du sol était trop glissant, il ne pu voir que les yeux grand ouvert de la domestique qui ne pouvais que constater ce qui allait lui arriver. Il s'accrocha désespérément au manche de la jeune fille mais rien y fait. Un moment il était debout, la seconde d'après, couché au sol sur la jeune lavandière. Sa figure tourna au rouge pivoine, il tenta de bredouiller des excuses dans un français que même les français n'aurait pas compris.
La lavandière insista pour se relever, au même moment la porte s'ouvrit afin de laisser place a un jeune homme, un nouveau pensionnaire ? ça en avait tout l'air, son port noble ne pouvait le trahir. Le nouveaux venu en compagnie de la pensionnaire Autrichienne aidèrent Alexandre a se remettre debout, merci pensa t-il, surtout en voyant les yeux noir de la servante.


"Merci, merci beaucoup, je devrait faire plus attention ou je met les pieds a l'avenir."

Il observa l'autrichienne se prosterner devant celui qu'elle appelait Prince. L'anglais quand a lui après avoir eu un regard vide face a Alex, s'intéressa aussi au Prince.

"Donc le prince d'Autriche viens s'éduquer aussi ici" se dit tout bas Alexandre.

Il avait de la sympathie pour lui, déjà il l'avait aidé a se relever et de deux il ne s'était pas présenté de façon hautain avec son titre.
Le jeune Français fit une grande révérence a Anselme en parlant tout bas


"Bonsoir votre altesse, enchanté. accepter mes remerciement pour m'avoir aidé a me relever."

En retrait, il n'était même pas sur qu'Anselme l'avait remarqué, accaparé par les deux autres.
La jeune demoiselle finit par se retirer suivit de l'anglais.
Athanese n'était pas sur de vouloir aller dans ce salon, l'Anglais n'apprécierait pas sa compagnie pensa Alex. de plus il y'avait toujours le croque mort qui attendais. Alex devait trouver un échappatoire, il observa les lieux, Le prince d'Autriche s'était approché d'un feux de cheminée, Alex récupéra deux serviettes qui se trouvaient par terre après sa fâcheuse rencontre, il les replia correctement avant d'aller en présenter une a monsieur de Hasbourg.
Il s'éloigna d'un petit pas afin de se sécher aussi au coin du feu, vérifiant du coin de l'oeil ce qu'allais faire le zombie.


Intimidé il n'osait pas entamer une discution avec une personne de son rang
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Anselme von Habsbourg

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Messages : 31
Date d'inscription : 21/08/2010

MessageSujet: Re: Une arrivée...   Mar 21 Déc - 22:31

Le feu crépitait dans la cheminée et déjà il sentait une vague de chaleur refluer dans ses doigts gelés. Il se passe la serviette qu’il avait récupérée sur le visage, avant qu’on ne lui en présente une nouvelle. Il suivit du regard le bras qui la lui tendait avant de tomber sur le visage enfantin du jeune garçon qu’il avait aidé à se relever. Il lui adressa un sourire neutre se voulant sympathique et se frictionna vigoureusement les mains. Il lui sembla que le jeune homme à côté de lui, lui adressa la parole… des remerciements pour l’avoir aidé à se relever…

« Ce n’est rien Herr… Veillez à faire plus attention à l’avenir, il n’y aura pas toujours quelqu’un pour vous aider à vous relever. Et puis… Votre réputation pourrait en pâtir. On dit certes que le ridicule ne tue pas, mais il peut y contribuer en bonne société. »
Il lui remit la serviette qu’il lui avait tendue quelques minutes auparavant, puisque les petites servantes s’étaient carapatées. Drôle d’accueil… Le majordome aussi venait de filer, tout comme les autres élèves. Vraiment, quel drôle d’endroit pour que les convenances y soient ainsi bafouée. Pour la jeune femme, il avait l’impression fâcheuse que sa présence l’avait terriblement décontenancé et qu’elle avait plus fuie qu’autre chose. Il haussa les épaules pour lui-même, avant de prendre la direction par laquelle tout ce beau petit monde venait de filer. Et puis, vu que les bonnes manières ne semblaient pas être le fort de ces lieux, et aussi parce que le jeune homme semblait être d’un rang bien moindre que lui, il ne prie même pas la peine de le saluer. De toutes façons, peut être se reverraient ils dans la même soirée, qui sait ?

[direction le salon pourpre]
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