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 Au commencement

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le Maitre des Roses
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Messages : 80
Date d'inscription : 17/08/2010

MessageSujet: Au commencement   Mer 18 Aoû - 20:50

    Il y a longtemps, très longtemps, en ces lieux fantastiques et reculés, se tenait la plus extraordinaire des assemblées. Lutins, dragons, arbres, esprits de l’eau et de la terre en tout genre s’étaient rassemblés autour d’une grande table de pierre afin de débattre de choses sombres et depuis bien longtemps oubliées. C’était aux temps de jadis, avant que l’homme dans sa conquête effrénée du monde ne peuple ces territoires sacrés et hostiles. C’était bien avant la création du domaine de Rosenschloss, bien avant la fondation de l’empire d’Autriche.

    Mais les choses oubliées ne sont pas perdues pour autant…

    ____


    Aux confins de l’empire d’Autriche, en plein cœur des Carpates, coincé à flanc de montagne dans un écrin de forêt couleur émeraude, le domaine de Rosenschloss surplombe majestueusement la vallée environnante, le lac et la petite bourgade d’Hingenheim. Plus loin vers l’Est, sur un à-pic, se dresse un monastère Au fond de la vallée, s’écoule paresseusement la rivière Smorodina, principale route pour arriver en cette contrée fort reculée.

    Le domaine de Rosenschloss fut érigé par l’ordre teutonique aux alentours du XIIIe siècle. Il s’agissait alors d’un fort en bois ayant pour but de défendre une passe stratégique et de contrôler une route commerciale importante. Celui-ci brûla totalement et fut reconstruit plus tard sur ordre du gouverneur de Transylvanie. Mais cette période nous incombe peu, ce n’était que simple formalité historique.
    L’histoire du domaine nous intéresse plus lorsque celui-ci passa aux mains de la famille Hingenheim. Le premier propriétaire voulu combler les désirs de son épouse dit on. Mais le mari passa rapidement de vie à trépas après cette acquisition si éloignée de toute civilisation.
    On parla de messe noire, de complot et de poison, mais rien ne fut tenté à l’encontre de la Dame qu’on disait alors sorcière. Ce fut d’ailleurs grâce à cette dernière que le domaine passa d’un vulgaire fortin de bois et de pierres, à une demeure lui seyant davantage. On dit qu’elle connu un destin tragique, que son fantôme hanterait encore les lieux, que ceux ci seraient d’ailleurs maudits de sa bouche même. Superstitions et tradition orale ? Nous n’en saurons jamais l’exacte vérité.

    La petite cité d’Hingenheim, elle, doit son nom aux premiers propriétaires du domaine. Simple village au temps de la confrérie teutonique, il se développa peu à peu avec la route commerciale menant vers l’est et la construction du domaine. Un port fut même installé sur les rives de la Smorodina afin de faciliter les échanges commerciaux. La vallée prospéra même pendant un moment, un monastère s’installant dans la vallée, avant de retomber peu à peu dans l’oubli.

    C’est alors que le domaine des roses passa des mains de la famille Hingenhein à celles de la famille Hillkreich qui tomba rapidement en déchéance mais donna au domaine son nom en y implantant une roseraie, puis à celles du Comte Hildebarand. La guerre, comme bien souvent, avait une fois de plus ravagée le continent européen et le seigneur Hildebarand eut l’idée incongrue et ingénieuse de vouloir faire de ce domaine, qu’il habitait fort peu souvent, une sorte d’université. Une université bien spécifique cependant : celle-ci n’accueillerait que des membres éminents de la jeunesse Européenne. L’élite. Non pas pour leur connaissance et leur bel esprit, bien que cela importa sûrement beaucoup, mais surtout pour leur fortune. Après tout, était ce si incongru de vouloir enrichir son domaine de cette façon pour le moins détourné ?
    Il fit aménager à grand frais le château, réaménageant totalement la vieille demeure et ajoutant même quelques nouveaux bâtiments. Il était satisfait des travaux et pu mener à bien son grand projet. Il fit dont d’une impressionnante bibliothèque, rassembla tous les domaines du savoir qu’il était concevable d’apprendre à l’aristocratie de tout horizon représentant ses pensionnaires. La renommée du pensionnat, car il s’agissait bien d’un pensionnat, grandit et dépassa largement toutes les espérance de son propriétaire. La jeune noblesse masculine de l’Europe toute entière se disputait le droit d’entrée à la prestigieuse université Rose Blume.
    Celle-ci écopa de ce surnom à cause des chevalières sur lesquelles était finement ciselée un emblème de rose et qui était offerte en gage d’acceptation de l’élève dans le pensionnat.
    Tout se passa pour le mieux, malgré quelques incidents mineurs, mais le Comte d’Hildebarand, qui s’était endetté considérablement pour les travaux de réaménagements du domaine dut fermer les portes du pensionnat quelques années plus tard. Ce dernier, considéré depuis lors comme un excentrique, retomba dans l’oubli et le domaine passa dans les mains de plusieurs bonnes familles en bon terme alors avec les instances impériales d’alors.

    Ce ne fut qu’en 1755 que le pensionnat fut de nouveau ouvert. Une jeune femme au bel esprit et aux idées novatrices se chargea alors de la réhabilitation du domaine. Lizbeth Ludwig décida de reprendre et de porter sur ses frêles épaules le rêve qui fut jadis celui du Comte. Elle fit quelques réaménagements et accueillit à la fois seigneurs et demoiselles, pour le plus grand scandale des puritains des cours d’Europe et de l’Eglise. Elle ne cessa de se battre afin de donner accès aux études à ses pensionnaires féminines au même titre que leurs homologues masculins et y arriva finalement sous le prétexte plus ou moins valable que cela favoriserait les rencontres et les unions de bonne fortune. Mais un tragique incident mit définitivement fin à l’aventure de la jeune Dame. Un incendie important pris une nuit dans l’aile servant de dortoir à la plupart des étudiants masculins et nombre de ceux-ci périrent asphyxiés dans leur sommeil. Il n’en fallu pas plus pour fermer définitivement l’école et déchoir la jeune femme accusée d’acte d’hérésie, de complot contre l’empire et de commerce avec le malin.

    L’université tant désirée par le Comte d’ Hildebarand et la jeune Ludwig était définitivement close. Le domaine passa de nouveau entre les mains de bien des propriétaires qui, il faut bien l’avouer, s’en désintéressait totalement. Jusqu'à il y a peu encore…

    Une descendante indirecte de la famille Hillkreich vient à nouveau à posséder le domaine aux roses et semble bien décidée à rouvrir l’endroit à la jeunesse la plus aisée de toute l’Europe malgré les précédant évènement et les avertissement de quelques villageois. Quand à la famille Hingenheim ? Ceux-ci gardèrent leurs terres et possessions aux alentours du domaine ainsi que leur prérogatives sur la bourgade du même nom. Longtemps oubliés et ignorés des cours successives, ils ont fait depuis peu leur réapparition dans les affaires de l’empire, cherchant visiblement à accroître leur influence…
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